Quelques extraits de chroniques
(demandez la revue de presse complète ici : boyatthepiano@gmail.com
It All Shines - nouvel album de Boy & The Echo Choir
dans MAGIC’ :

dans MILLE FEUILLE :
par Sébastien T.
Il a plu sur les anciens disques de Boy & The Echo Choir. La pluie tiède sur des terres plus froides mêlée à une jolie éclaircie mettent la nature en éveil et provoquent une brume propice à la naissance d’un bel et grand arc-en-ciel coloré. It All Shines est un arc-en-ciel.
Fini les temps obscurs au cours desquels Caroline Gabard, la voix de Boy & The Echo Choir, laissait filtrer quelques rayons sur des compositions délicatement sombres. Pour It All Shines, l’artiste a cette fois ouvert les volets pour laisser entrer la lumière ; le papillon est sorti de sa chrysalide et la belle sensibilité de cette héritière de Cat Power et Shannon Wright peut éclore au soleil levant.
Les volets, disais-je, mais la porte elle aussi est restée ouverte aux amis. Et du beau monde s’il vous plaît : Marin Pérot et Nicolas Gautier (The Missing Season), Vincent Dupas (My Name Is Nobody), Mickaël Mottet (Angil). Même Tazio (Tazio & Boy), le compagnon de disque de toujours, est venu livrer quelques textes pour l’occasion.
Le disque éclot doucement avec le superbe It All Shines. Les voix mêlées de Caroline Gabard et Rachel Langlais au service d’une mélodie imparable réchauffent le cœur immédiatement. On ne voit pas le morceau défiler et c’est Imposible Heart qui prend la relève. Et puis on se laisse aller dans ce disque en égrainant les titres furtifs les uns après les autres comme certains soirs d’été durant lesquels, étendu dans l’herbe fraîche, on contemple la voute céleste illuminée par ses étoiles. Mais il s’agit ici d’étoiles filantes car les morceaux ne font pas plus de quatre minutes chacun, ce qui leur confère un caractère rare comme de petits bijoux qu’on aimerait pouvoir contempler et garder avec soi. Car cet album est plutôt addictif et il donne envie d’y revenir. Au-delà des jolies harmonies vocales, des cordes et des effets, il se dégage de It All Shines une ambiance particulière et une profondeur que l’on décèle au fur et à mesure des écoutes. Ce ne sont pas des petites comptines toutes lisses que nous raconte Boy & And The Echo Choir, mais des histoires plus complexes, celles de nos vies parfois ébranlées qui défilent et dont on ne maîtrise pas toujours les directions. Les textes et les musiques se correspondent et laissent apparaître les fêlures, les moments de doutes et autres remises en question qui jalonnent nos existences fragiles. Et c’est une certaine intimité qui vient se glisser entre le disque et l’auditeur conquis.
L’album se referme avec le fantomatique Warm, le titre le plus marqué d’un point de vue électronique, comme s’il dessinait déjà des perspectives réjouissantes de futures explorations sonores.
Ce nouvel album de Boy & The Echo Choir est une véritable matière vivante en perpétuel mouvement. Nos oreilles en captent les respirations et ce sont les battements de nos vies qui raisonnent dans nos tympans. Vous pouvez d’ores et déjà en capter les résonances sur le Bandcamp du groupe en attendant la sortie nationale de ce bien bel album le 30 janvier prochain.
http://www.mille-feuille.fr/Modules/Chroniques/Fiche/?c_id=1643
Dans A DECOUVRIR ABSOLUMENT
rédigé par Guillaume Mazel
J’aurai du avoir cette longue cérémonie gravée en boucle sur cassettes dans l’autoradio de mes routes d’exils, j’y aurai compris ces émotions qui me brulaient. C’est le pouvoir de ce flux brillant des musiciens obscurs, ils te définissent parfaitement les sentiments du bout de leurs instruments. Laissons donc se présenter cette voix légèrement aérienne, légère, calme, qui voyage aimablement sur ces plages aux sons classiques et luxueux, avouant ses faiblesses entre rythmes ambigües, entre chaloupés exotiques et harmonies d’éther. Suivons cette voix lumineuse dans « It all shines ».Voila mon disque de voyage, celui des lointains, des murmures portés par les airs d’anciennes mélodies précises et précieuses, des marches infinies « endless walk »que l’on ressent comme la gifle de la neige sur la joue, cette caresse de claviers et sons puisés aux fonds des âmes, appuyée parfois par ces lourds coups de sections rythmiques, intenses. Tout ça ne signifie pas que calme et tristesse, « Last » est brillant puissamment libre, et nous envoie rêver a des milliers d’adieux romantiques, « impossible heart » est extravagant autant que rageur, le tout est parfois costume de dandy, excès de bon gout, dans ce « Why can’t we » ou tout reste dans l’ onirisme de paroles humaines, sensibles, le jeux fin des instruments unis par la blessure qui bercent le spleen, mais tout brille, les mots, et puis voici ces petites colères qui ouvrent le coffret des merveilles. Viens « The sound », et la panoplie entière des possibilités de ce groupe s’étale devant nous, entre bruit de gouttes de pluies et cris de guitare, un petit diamant qui lave nos oreilles et les peines. Requiem de « Take oh take », et son orfèvrerie d’arrangements de voix qui donne une idée plus que sure du sérieux et pointilleux que sont ces « boys ». « Rien a jeter » , quand je découvrais dans ma jeunesse un disque ainsi, (il y en a peu qui méritent cette phrase) je disais toujours ça, « rien a jeter », la guitare western de « the organ », cette ambiance générale du disque, qui éclaire nos instant a chaque écoute, montrant du doigt ces beautés qu’on ne verrais pas autrement, ces mélodies et émotions qui nous permettent de nous exiler sur toutes les routes avec le cœur un peu plus grand. Le feu, « The fire » désormais, nous accompagne, nous illumine.
http://www.adecouvrirabsolument.com/chroniques/labelises/boy-the-echo-choir-4389.html
Dans LIABILITY :
Caroline Gabard n’est pas la première venue.
Si on a un peu de mémoire on saura se souvenir de ses différents projets. D’abord, on l’a connu sous le simple nom de Boy, son projet en solo, Boy and the Echo Choir n’en étant que le prolongement en groupe. On l’a aussi croisée avec Tazio, sous la forme du duo Tazio & Boy qui avait su nous émouvoir à chacune de ses apparitions. Tazio, d’ailleurs qui est vraiment inséparable de la jeune femme puisqu’il fait parti de l’aventure qui nous occupe aujourd’hui. Mais ce n’est pas le seul. Dans la formation on a aussi trouvé des gens comme Thomas Van Cottom(Soy Un Caballo), Delphine Coutant, Sebastian Muller-Thür (Aetherlone), Gregory Aliot,Aurélie Muller (Melon Galia, Soy Un Caballo). Pour ce nouvel opus, Caroline Gabard s’est entourée de Thomas Van Cottom et de Rachel Langlais. Une formule plus resserrée mais qui comprend de nombreux guests comme My Name Is Nobody, Angil, The Hiddentracks ouFordamage. En somme c’est toute une génération qui se retrouve là, l’image d’une scène hexagonale qui a toujours fait les choses différemment que le mouvement ambiant.
De fait It All Shines défend l’idée d’une musique qui ne se contente pas de recracher des formules toutes faites et en ne répondant pas forcément aux standard de la diffusion médiatique de masse. Et l’on sait que ces artistes là sont loin d’être une minorité.
Mais revenons à It All Shines qui est la représentation parfaite de ce qu’a toujours a fait Caroline Gabard. Une musique raffinée, racée, intimiste qui n’a pas révélé encore tous ses secrets. Oui, parce que ce disque est comme un coffre à bijoux. Quand on l’ouvre on voit évidemment ce qu’il y a dedans mais pas forcément les petites cachettes qu’il recèle où se cachent encore quelques bijoux majestueux. C’est alors à nous de les découvrir et de ne pas nous contenter de ce qui nous est offert en surface. It All Shines mérite amplement ce genre d’effort qui est loin d’être surhumain. On y découvre alors toute la sensibilité de la jeune femme mais aussi d’une formation qui possède la même aura céleste qu’un groupe comme Broadcast. La comparaison n’est pas faite à la légère car si les deux groupes n’ont pas grand chose à voir fondamentalement, ils partagent tout de même le goût pour les chansons faussement discrètes et richement ciselées. It All Shinesest à écouter par mauvais temps. Enfin, celui, dont le ciel est chargé et qui laisse échapper une pluie fine et, par moment, quelques rayons de soleils. Boy and the Echo Choir est alors comme une zone de turbulence qui vient à vous alors que vous êtes parfaitement sécurisé dans votre home sweet home. Cela vous bouscule en douceur et on ne demandait pas mieux.
http://www.liabilitywebzine.com/?ac=non&contenu=viewchr&id=4775
Chroniques (extraits) pour le précédent album :
